Top 8 féminin. Du VII au XV, la troisième ligne du BSORF est présente sur tous les fronts

Toute la détermination d'Amélie Mugnier épaulée par Manon André./Photo DDM, Valentine Chapuis.

Elle a décollé dimanche dernier, comme les avions de l’aéroport de Marignane aux abords duquel elle a grandi, pour s’emparer de la première munition mise en jeu dans cet alignement dont elle est devenue une spécialiste… de haut vol. Et si la victoire n’a pas été au rendez-vous pour le BSORF face à Lille, Amélie Mugnier, à l’image d’un club en pleine expansion, n’en poursuit pas moins son ascension. Une trajectoire atypique pour cette future vétérinaire au physique certes très avantageux (1,78 m) mais venue néanmoins tardivement au ballon ovale : «J’avais 22 ans, mais l’ambiance que j’y ai trouvée m’a attirée rapidement.»

La voix est posée, les mots choisis. «Pounts» (orthographe phonétique du surnom trouvé par son amie Laura Escande, N.D.L.R.) sait où elle va, même s’il lui paraît plus prudent de ne pas tirer de plan sur la comète : «La passion a aussi son côté chronophage, je ne me vois pas poursuivre au-delà de la trentaine.»

Le public des Ramiers et de Saint-Orens, qui apprécie aussi bien son talent de polyvalente que sa gentillesse naturelle, espère bien voir Amélie prolonger son bail le plus longtemps possible. Histoire de savoir que la «nouvelle vague» est entre de bonnes mains. Celles des «mamans», en l’occurrence.